Mon premier rendez vous!

Mon premier rendez vous!
Je viens tout juste de prendre mon premier RDV avec mon chirurgien, c'est avec le Dr B. à Stains, le 30 juin 2008. J'appréhende beaucoup cette prise de contact, mais bon, restons confiant.

# Posté le samedi 14 juin 2008 09:16

Modifié le mardi 17 juin 2008 15:42

Pour que vous sachiez!

Pour que vous sachiez!
Eh bien moi, j'ai commencer à prendre des kilos vers l'âge de 14 ans. Ma vie est un véritable régime, à savoir, régime hyper protéine, avec la prise de différent médocs, je suis même passer par de l'anorexie, dure dure...
Je suis très mal dans ma peau, en effet je pèse 103 kg pour 1m60, j'ai donc un IMC de 40.2, à seulement 28 ans!!

# Posté le samedi 14 juin 2008 09:35

Modifié le mardi 17 juin 2008 15:42

Qui est concerné par la mise en place d'un anneau gastrique ?

Qui est concerné par la mise en place d'un anneau gastrique ?
Les indications opératoires de l'obésité sont précises:



La sécurité sociale prend en charge la pose d'anneau pour un BMI > 40. Cependant le chiffre de 35 peut être retenu quand existe déjà une comorbidité (maladie conséquence de l'obésité).



La pose d'un anneau ne peut donc être proposée que pour un surpoids déjà considérable (par exemple 115 kg pour 1,70 m ou 100 kg pour 1,60 m).

Les complications opératoires, bien que rares, existent et il ne faut certes pas opérer quelqu'un qui n'aurait à perdre que 10 kg ou 15 kg.

C'est la patiente elle-même qui doit prendre sa décision, se prendre en charge et les comportements immatures sont à écarter, de même les déficiences intellectuelles, l'alcoolisme, les toxicomanies, les dépressions sévères et les psychoses.

Cette décision ne doit jamais être prise rapidement mais doit être le résultat d'une longue réflexion personnelle pour la candidate qui devra prendre conscience de l'abandon qu'elle va s'imposer de la satisfaction orale immédiate.

Il faut bien expliquer la contrainte alimentaire qui va en résulter.

Des contacts avec d'anciennes opérées sont souhaitables, des réunions sont organisées à cet effet (cf. espace patient).

L'anneau impose de manger lentement et de très bien mastiquer et cela tous les jours.

Cela doit faire écarter les mangeurs compulsifs incapables de ne pas se jeter sur la nourriture dans certaines situations de frustrations. Ceux qui, lors de crises d'angoisse, ont un comportement boulimique ne peuvent raisonnablement envisager la pose d'un anneau, à moins que l'entame d'une psychothérapie parvienne à corriger ce comportement.

Les grignoteurs arrivent en général à changer leurs habitudes une fois l'anneau posé et ne sont pas une contre-indication, mais avaler de petites quantités toute la journée reste mécaniquement possibles avec l'anneau.

Enfin certaines personnalités fortes n'accepteront pas la contrainte du suivi, croyant pouvoir le gérer seules et s'exposeront à un échec.

En fait, il est difficile en une ou quelques entrevues, de cerner la personnalité des gens. Il est important d'avoir l'avis de la psychologue et de la diététicienne, de contacter aussi le médecin de famille qui connaît le candidat de longue date.

Il faut bien comprendre que la pose "miraculeuse" de l'anneau ne va pas pour autant effacer les difficultés de la vie. L'obésité est souvent le symptôme d'une perturbation psycho-affective: on se "console"en mangeant lorsqu'on ressent une frustration ou un vide existentiel.


Ne pas en parler avec l'analyste préalablement à la pose de l'anneau serait une erreur car après le comportement alimentaire ne pourra plus être le même. Il faut savoir entamer un travail d'introspection pour essayer de regarder la réalité autrement, l'accepter et non la subir en mangeant dès que survient une contrariété, et pour ce faire savoir repousser la date de l intervention.

Ce sera l'occasion pour certains d'une remise en cause de leur personnalité, qui nécessitera un travail à plus long terme, la pose de l'anneau devenant ainsi le catalyseur d'une restructuration psychologique.

Plus souvent (malheureusement), cette étape de l'entretien avec la psychologue est un obstacle insurmontable que l'on ne peut s'imposer et qui fait qu'on abandonne le projet.

Mais, cela permet une sélection spontanée des candidatures : les personnes qui souffrent de tensions affectives trop fortes et dont les réactions de défense inconsciente sont telles, qu'elles ne peuvent supporter une remise en question, s'exposeraient en général à un échec après la mise en place d'un anneau, car leur souffrance psychique ferait très mauvais ménage avec l'anneau, le transformant en « n½ud sur l'estomac », exposant tout particulièrement à des problèmes de dilatation.




Anneau gastrique et grossesse

Une grossesse est parfaitement possible avec un anneau, alors qu'inversement l'obésité est parfois facteur de stérilité. Mais il faut desserrer l'anneau dès le début de la grossesse dans la crainte que les vomissements le déplacent et pour éviter d'éventuelles carences.

Pour cette raison, on déconseille la grossesse durant la période initiale d'amaigrissement.

# Posté le samedi 14 juin 2008 09:43

Modifié le mardi 17 juin 2008 15:42

Quel bilan pré-opératoire avant la pose d'un anneau gastrique ?

La décision d'opérer est un travail d'équipe:



Si la pose de l'anneau est retenue par le chirurgien, le malade va d'abord voir :

* la diététicenne,
* la psychothérapeute.

C'est la réunion de ces 3 avis qui va permettre de retenir l'indication.

Consultation diététique :

Car l'anneau impose une contrainte alimentaire considérable, incontournable et le candidat doit en être bien informé avant toute décision.

La diététicienne lui expliquera notamment comment « faire » avec l'anneau pour éviter les complications mécaniques, ne pas trop s'embêter l'existence, éviter les carences, rééduquer le plaisir alimentaire.



Surtout la pose de l'anneau ne suffit pas. Il faut s'en tenir à une alimentation diététique si l'on veut obtenir un résultat et c'est grâce à la diététicienne qu'on pourra changer ses habitudes alimentaires à bon escient.


Consultation auprès de la psychanalyste :

Car les frustrations sont pour beaucoup dans les comportements alimentaires qui induisent l'obésité.


Essayer d'exprimer les tensions psychologiques plus ou moins conscientes par la parole est toujours un soulagement et permet de mieux comprendre ce qui se passe en soi, et par la suite de mieux accepter la contrainte que représentera l'anneau.
Si un « déclic » se produit à l'occasion de cette consultation, avec le désir de parler une autre fois, ce n'en sera que mieux pour la « préparation » à l'anneau.
Réunions périodiques

Des réunions périodiques ont lieu aussi avec le chirurgien, la psychologue et la diététicienne où se retrouvent d'anciennes opérées et où doivent venir les candidates pour mieux comprendre ce que sera « l'après ».

Protocole d'accord



Un protocole d'accord lui est soumis, qu'il devra signer, l'avertissant des risques encourus, précisant le bilan à effectuer et les modalités du suivi.

Il doit ensuite poursuivre par une

Consultation auprès de l'anesthésiste

* avec aussi un bilan sanguin (lipides, glycémie, créatine, bilan thyroïdien...),
* parfois un bilan cardiologique ou pneumologique sera aussi demandé.

Fibroscopie gastrique

* enfin, une fibroscopie gastrique sera réalisée (à ce sujet, une oesophagite par reflux n'est pas une contre-indication, car l'anneau crée lui-même un système anti-reflux (voir Fonctionnement de l'anneau).

Bien sûr des contre-indications peuvent apparaître à chaque étape.

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# Posté le samedi 14 juin 2008 09:46

Comment se déroule la pose d'un anneau gastrique ?

Il s'agit d'une opération faite sous coelioscopie



La coelioscopie consiste à gonfler sous anesthésie générale l'abdomen avec un gaz pour introduire un optique par un orifice d'1 cm, relié à une caméra qui transmet l'image sur un écran.
L'intervention se déroule par l'intermédiaire d'instruments fins introduits par des orifices de 5 ou 10 mm.

Elle dure en général un peu moins d'une heure.

Bien que la coelioscopie permette des suites très simples, comparables à celles de l'ablation de la vésicule biliaire, cette chirurgie ne doit pas être banalisée pour autant.

La difficulté du geste est beaucoup fonction du degré de stéatose hépatique (et donc du volume et de la fragilité du foie).

Il faut savoir que des risques de perforation instrumentale existent, bien qu'exceptionnels, qui peuvent être lourds de conséquences.

La mortalité est évaluée à 1/1000 mais en rapport surtout avec des problèmes cardio-vasculaires chez des malades déjà coronariens.

# Posté le samedi 14 juin 2008 09:47